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Nouveaux bacheliers : quelles études supérieures pour quel avenir?

Le choix des études supérieures au Tchad repose lourdement sur les proches parents (papa, maman, grands frères, etc.). Il n’est pas étonnant de voir le jeune se faire imposer une filière universitaire contre son gré. Cela est dû au fait que celui qui impose la filière a plus d’expérience, adore le domaine ou simplement veut réincarner sa personne dans l’avenir de son enfant comme le souligne à juste titre Nomaye Clarisse dans une de ses publications sur Facebook. Laisser le jeune choisir librement ou lui imposer une filière est une question qui appelle une réponse non-autoritaire. La réponse dépend du contexte social, économique, culturel, etc. En réalité, on peut classer les décideurs en trois grands groupes : les élèves eux-mêmes, les parents et les autres. Bien que jeunes, certains élèves peuvent relever le défi de choisir une filière qui aura un impact positif sur leur avenir. Le groupe avec le plus de poids, ce sont les parents. Ils sont anxieux pour l’avenir de leur enfant et essaient de mettre tous les moyens dans la balance pour qu’il réussisse. Le troisième groupe est constitué de l’environnement hors de la famille ; ce sont les amis, les conseillers pédagogiques ou académiques, les informations que les jeunes découvrent dans divers documents. Dans les pays où les écoles sont bien structurées et qui disposent de suffisamment de moyens, le travail d’orientation commence très tôt et implique tous ces acteurs. Au Tchad, on fait avec les moyens de bord mais ce qui suit peut aider. Trois éléments essentiels : Passion, force et revenu Il existe trois éléments essentiels quand il s’agit de choisir une filière professionnelle ou s’engager dans les études supérieures. Il s’agit de la passion que le jeune a pour un domaine, ses capacités à réussir dans la filière et le revenu financier qui peut découler de cette formation dans le futur. Passion, c’est ce dont le jeune rêve. Un exemple : le jeune aime écrire, quand il s’agit d’écrire, il peut passer des heures et des heures à écrire. Il est bien pour les études littéraires qui peuvent conduire à l’écriture en général, au journalisme ou autres métiers relatifs. Cependant, la passion du jeune pour ce domaine à elle seule n’est pas une raison suffisante pour s’engager dans la filière. Parfois, un jeune peut simplement aimer une filière sans avoir les capacités intellectuelles pour franchir la filière. Il faut donc que le jeune s’assure que sa formation au lycée lui a donné une bonne base académique pour réussir dans la filière. Pour un jeune qui veut faire des études de droit, il doit aimer lire des documents volumineux, prendre note, faire des synthèses, etc. Une bonne connaissance des courants philosophiques aide aussi. Il reste encore un troisième élément qu’on ne doit pas négliger : le revenu ! La filière universitaire ou professionnelle dans laquelle le jeune veut s’engager débouchera-t-elle sur un emploi décent, un emploi permet de se prendre en charge, un emploi qui permet de mener la vie dont il rêve ? Une filière peut attirer, peut être une filière prestigieuse mais si elle ne va pas nourrir le futur diplômé, celui-ci doit réfléchir encore avant de choisir. Tenir compte de la géographie de l’emploi dans le choix d’une filière Passion, force et revenu doivent tous être pris en compte pour un choix optimal. Si le jeune choisit une filière pour la seule raison qu’elle est hautement lucrative, est-ce qu’il a les capacités intellectuelles pour l’aborder ? Est-ce qu’il sera heureux dans la profession ? S’il choisit simplement parce qu’il est intellectuellement capable, est-ce ce choix fera de lui le millionnaire qu’il veut devenir ? Au-delà de ces trois éléments, il faut réfléchir d’avance au pays ou la ville dans laquelle le futur diplômé entend s’installer et chercher du travail. Il ne faut pas étudier l’astronomie si il vous tient à cœur de vivre dans un pays où il n’existe aucune infrastructure pour le travail d’astronomie. Les jeunes ont l’avantage de l’âge et peuvent opérer des virements pendant leur parcours académique. Parfois, le choix n’est pas adéquat et, si cela est possible, ils peuvent toujours changer de direction. Ils peuvent même cumuler plusieurs formations s’ils en ont les moyens. Pour ceux qui n’ont vraiment pas suffisamment de moyens de faire des études de longue durée, le recours peut se faire auprès des écoles de formation technique de courte durée qui permet d’obtenir rapidement un emploi. Avec cet emploi, ils peuvent toujours économiser et aller poursuivre les études de leur rêve. Pour finir, un petit conseil pour ceux qui doivent quitter le Tchad pour étudier à l’étranger. Il y a des pays où il existe de très bonnes écoles avec des années scolaires sans perturbation. Il suffit d’avoir les moyens financiers, la volonté d’étudier et tout se passe bien. Cependant, il existe aussi beaucoup d’universités où les étudiants, au moment de finir avec leur soutenance, se font trainer par les enseignants. Il y a des jeunes qui finissent correctement leur cursus mais reviennent au pays sans le diplôme officiel parce que les enseignants chargés de diriger leur soutenance ne sont pas disponibles. Il faut donc vous renseigner auprès des amis avant de vous inscrire dans une université

Mékoné Tolrom, MékonéCampus, (8/5/2018 8:00:10 PM)

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