Technologie : L’absence d’un marché concurrentiel alimente le chômage au Tchad

La concurrence dans n’importe quel domaine pousse les entreprises impliquées à travailler avec plus d’efficacité et par conséquent offrir des produits et services de qualité. Au Tchad, les vendeurs jouissent d’un monopole incroyable et c’est eux qui sont les rois (ou même califes) à la place des clients. Du coup, les salaires, les recrutements, la qualité, etc. n’obéissent pas à la loi de l’offre et de la demande. par MékonéCampus, le 10/31/2017 9:22:57 AM

MékonéCampus

En commerce, le client est roi, dit-on. C’est aussi simple que ça. Prenons cinq boutiques qui vendent du pain. Supposons que les acheteurs ont la liberté de choisir la boutique qu’ils aiment. Quelques facteurs majeurs guideront leur choix : le prix, la qualité, l’emplacement et la publicité que les vendeurs ont fait de leur pain. La boutique qui récolte le plus grand nombre de points lorsqu’on additionne les points récoltés dans chaque catégorie recevra le plus grand nombre de clients. Mais même ayant le privilège de recevoir le plus grand nombre de clients, l’heureux vendeur doit continuer à les courtiser avec humilité. Tout peut basculer à tout moment, la qualité de service des autres vendeurs peut monter d’un cran, par exemple.
Étant donné que la qualité du produit ou du service influence le montant des ventes, la force derrière cette qualité doit être récompensée proportionnellement. D’où une grille de salaire qui tient compte de cette réalité. Si dans le système francophone les salaires sont plus basés sur les diplômes que sur les postes occupés, c’est le contraire qui se pratique aux États Unis d’Amérique. Ici, le chauffeur de camion, qui n’a pas fini le lycée et qui enlève les ordures ménagères, peut gagner plus que le titulaire d’un master en management toujours bien cravaté derrière son bureau. Le résultat du travail et son impact sont hautement jugés comparé au diplôme de la personne qui l’accomplit.
Dans les grandes entreprises qui ont les ressources, celles-ci sont investies dans l'encouragement et la conservation des employés qui font gagner de l’argent à l’entreprise. Voilà pourquoi dans ces entreprises qui se battent sur un marché hautement concurrentiel, on ne connaît pas cousin, on ne connaît pas copine. On ne connaît que qui peut faire du bon boulot ; et si le cousin est un génie, pas de problème, on le recrute tout de suite. Si elles recrutent sur une base autre que les compétences, elles vont offrir des produits ou services de mauvaise qualité, leur chiffre d’affaire va tomber et elles tomberont en faillite ! Pas d’argent, pas de gombo ! Voulez-vous manquer de gombo un jour, évidemment non ! Ce qui favorise le favoritisme au Tchad, c’est le monopole que les entreprises ont. Les acheteurs n’ont pas de choix. Bon ou mauvais produit, les ventes sont assurées. Dans beaucoup de cas, le salaire des employés est assuré même avec un niveau de vente en deçà du profit, allez savoir ! Dans ces conditions, l’entreprise a tout le loisir de recruter sur une base « favoristique », pas besoin de réelles compétences professionnelles. La personne dont dépend la décision finale d’embaucher représente un demi-dieu devant qui tout candidat doit s’incliner. La corruption surgit, fait son travail et les compétences traînent dans la poussière.
Ici aux États Unis, le droit du travail est très flexible. Les entreprises offrent des contrats « à volonté ». L’employé peut abandonner le boulot sans raison, l’employeur peut licencier sans raison, à tout moment. Pas de motif personnel, pas de motif économique requis (sauf débarquement massif) comme dans le système francophone pour licencier. Ce système convient à l’environnement américain où les opportunités foisonnent et les entreprises opèrent dans un marché réellement concurrentiel. Une telle flexibilité juridique sera un désastre dans un marché majoritairement monopolistique comme au Tchad. Mais pour l’Amérique, ça stimule.
Les employeurs n’ont pas peur de recruter parce qu’ils peuvent licencier à tout moment. Les employés compétents n'ont pas à s'inquiéter car les entreprises ont besoin d'eux pour s'enrichir. En réalité, le dynamisme du marché concurrentiel américain est soutenu par une forte innovation. A l’ère des nouvelles technologies, les emplois disparaissent en masse mais de nouveaux emplois se créent aussi même si les chiffres ne sont pas les mêmes. L’imagination, le génie et le désir de s’enrichir alimentent la création de nouvelles opportunités d’emploi. Pour un pays comme le Tchad avec pleine de ressources, innover n’est pas si difficile. Mais pour passer de la médiocrité commerciale à la performance haut de gamme, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir. Quel leader tchadien aidera à raccourcir ce chemin ?

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